Arrow – bilan saisons 1 à 6

De quoi ça parle?

Les nouvelles aventures de Green Arrow/Oliver Queen, combattant ultra efficace issu de l’univers de DC Comics et surtout archer au talent fou, qui appartient notamment à la Justice League. Disparu en mer avec son père et sa petite amie, il est retrouvé vivant 5 ans plus tard sur une île près des côtes Chinoises. Mais il a changé : il est fort, courageux et déterminé à débarrasser Starling City de ses malfrats…

Qu’est-ce que j’en ai pensé ?

Avant d’aborder un peu plus spécifiquement chaque saison, une présentation générale de la série et de son contexte de création s’impose. Arrow est une série du genre super-héroique créée par Marc Guggenheim, Andrew Kreisberg, et Greg Berlanti, les deux premiers étants des scénaristes de bande dessinée confirmés et avant tout fans de cela, le deuxième un habitué du monde sériel. C’est donc déjà à la base une bonne combinaison que d’avoir ces 3 personnes aux commandes.

Elle a été créée en 2012 pour la CW dans l’idée de remplacer Smallville, une autre série du même genre qui avait réussi à durer 10 ans sur la-même chaîne. L’idée était venue de remettre au premier plan un héro un peu secondaire du catalogue DC Comics n’ayant pas la-même visibilité et popularité que le reste auprès du grand public. Les inspirations du point de vue de l’ambiance sont clairement à chercher auprès des Batman de Nolan tant elle est sombre au possible.

Je tenterai de donner un avis aussi objectif que possible, étant tout de même un fanboy.

Arrow est donc une série du genre superhéroïque, comme vous vous en serez rendus compte d’après le synopsis ci-dessus. Quoi ? Un peu bateau me direz-vous ? Oui et non. Si vous êtes allergique à ce genre de base, je serais tenté de vous faire passer votre chemin, Arrow ne révolutionne pas le genre superhéroïque. Car oui, Arrow reste avant tout une série de divertissement (malgré à ma grande surprise un épisode traitant du droit aux armes dans la saison 5), certes très bien mené, efficacement, et avec de très bons acteurs impliqués et qui montrent clairement aimer ce qu’ils font, des combats très bien chorégraphiés, des bons rebondissements. Ce n’est donc objectivement pas un chef d’œuvre, même si le fanboy en moi serait tenté de le dire.

Je l’ai découverte par hasard alors qu’elle avait fini sa première saison durant l’été 2013 (soit bien avant qu’elle ne fasse parler d’elle par nos contrées), et je me suis dévoré en une semaine les 23 épisodes. C’est alors devenu ma série coup de foudre depuis 6 ans (et dire que j’ai failli passer à côté).

Pensez qu’à sa sortie, Arrow a offert à la chaîne the CW ses meilleures audiences depuis 5 ans ! Puis, le succès ne s’est pas démenti, après 2 saisons Arrow a donné naissance à un spin-off ( une œuvre sérielle de fiction centrée sur un ou plusieurs personnages généralement secondaires d’une œuvre préexistante, ou bien elle peut avoir pour cadre le même univers de fiction) centré sur le personnage de Flash. Puis, une saison plus tard devant le succès de ce dernier, à DC’s Legends of tomorrow centré cette fois sur des personnages secondaires des deux séries.

Puis, le désormais dénommé « Arrowverse » sera rejoint une saison plus tard par Supergirl, qui en aura profité pour changer de chaîne après un mini crossover avec Flash, et un succès pas assez au rendez-vous pour une grande chaîne.

Enfin, la dernière-née de Greg Berlanti « Black Lightning » est constamment l’objet de rumeurs la donnant comme rejoignant le Arrowverse la saison prochaine, et ce malgré le déni constant de ces producteurs. A mon avis, vu que l’insistance des fans a fait se rencontrer Flash et Supergirl alors que de base pas diffusés sur la-même chaîne il y a de l’espoir.

De plus, L’arrivée de Flash a inauguré la tradition du crossover annuel, soit un ou plusieurs des personnages d’une série allant dans l’autre et vice-versa pour affronter un ennemi commun. A chaque fois c’était réussi, et ils ont réussi à faire mieux chaque année.

De plus, la saison 2 de flash a ouvert la porte au multivers, soit plusieurs terres, donc plusieurs versions des personnages, ce qui donne voie a encore plus de mini-crossovers.

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Mais venons-en au vif du sujet :

Je me dédouane d’emblée, car ma critique comportera inévitablement des spoilers. A vos risques et périls.

Saison 1

La saison 1 commence par le retour d’Oliver Queen à la civilisation, et sa première année en tant que justicier, soit la capuche « The hood » en anglais, Dès le premier épisode le ton est donné, Oliver se fait capturer avec son ami et doit faire face à ses ravisseurs, desquels il se défait rapidement en les énuquant après s’être libéré de menottes. On découvre alors que sa maman Moïra est beaucoup moins innocente qu’il n’y paraît. Puis avant la fin du premier épisode Oliver se trouve un repaire et y installe son matériel, dont un costume à capuche et un arc avec flèche, dont on le verra faire usage plus tard.

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La saison voit s’entremêler plusieurs arcs narratifs : un sur l’évolution de la mission d’Oliver passant d’une simple liste de gens à éliminer dans un cahier à obtenir justice sur une plus vaste échelle, le tout en voyant son équipe s’agrandir, d’abord avec son ancien chauffeur et garde du corps, puis une informaticienne qui le retrouve blessé à l’arrière de sa voiture après une mission qui a mal tournée.

Un autre concernant « the huntress » la fille d’un boss mafieux qu’il tente de prendre sous son aile avant de voir que cela ne marche pas.

Enfin les manigances familiales de sa mère qui a un lien plus concret qu’il n’y paraît avec la disparition d’Oliver et un certain Malcolm Merlyn dont les machinations sont révélées durant les épisodes finaux de la saison.

De plus, des flashbacks tout au long de la saison viennent éclaires ce qui est arrivé à Oliver tout au long des 5 ans.

Enfin, un concernant le frère de Diggle présumément tué par Deadshot, que Oliver tentera d’arrêter à maintes reprises sans y parvenir.

Saison 2

La saison 2 s’ouvre sur les deux compagnons d’Oliver ayant le rechercher sur son île sur laquelle il s’est réfugié après les évènements du final de la saison 1. Ils ont besoin de son aide, car sa compagnie est menacée et le crime a repris.

Après quelques épisodes un peu décousus et sans véritable fil rouge, on apprend vers le final de mi-saison qui est le véritable ennemi à affronter, et il ne s’agit ni plus ni-moins que de Slade Wilson, ancien ami d’Oliver sur son île, et dont on ignore le pourquoi il le hait à ce point. C’est là qu’est le génie d’avoir les flashbacks car au fur et à mesure de la saison on comprend mieux comment les actions d’Oliver et son passé viennent le hanter. Cela donnera lieu à un duel psychologique entre les deux intense lors de l’épisode 15 car Slade se fait passer pour un souteneur de Moira en tant que Maire, et celle-ci ignore tout de ses véritables intentions.

Puis, lors de l’épisode 16 on voit apparaître la version série de la célèbre suicide squad.

Enfin, L’affrontement final entre Oliver et sa team, qui entre-temps s’est encore agrandie de Roy Harper, un ancien voyou du quartier défavorisé des glades, Sarah, l’ancienne petite amie présumée morte, et Slade Wilson aka Deathstroke et son armée de détenus drogués au Mirakuru et donc avec une force surhumaine.

Ce sera mémorable et cela donnera lieu, aux yeux de certains fans à la meilleure saison en absolue.

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Saison 3

Cette saison aura signé le début de la fracture pour certains fans (dont je n’ai pas fait partie), car dès cette saison et de manière encore plus prononcée la série commence à s’aventurer sur des terres plus surnaturelles. La première partie s’articule autour du retour bref et du meurtre de Sara Lance, et la recherche de son meurtrier, qui aura peut-être été rallongée un peu outre mesure, ainsi que l’arrivée à Starling-City de Ray Palmer, millionnaire qui rachète l’entreprise familiale de Queen. Après un premier crossover fort sympathique avec the flash, Oliver se retrouve face au tout puissant Ras’al gul à cause d’une manigance tordue de Malcolm Merlyn. Après s’être pris une déculottée, Oliver est présumé mort pour quelques épisodes ce qui provoque la montée d’un villain qui sort de l’ombre et veut reprendre le contrôle de tout un quartier de la ville soit les Glades. A ce titre la scène du retour d’Oliver et la bataille dans la rue entre les habitants et Brick n’est pas sans rappeler la-même scène que dans The Dark Knight rises avec Bane et son armée.

Ensuite, Laurel ancienne avocate veut marcher dans les plates-bandes de sa sœur Sara et devenir à son tour justicière, et ce quasi sans entraînement. Certains l’auront trouvée ridicule, moi non, j’ai trouvé que la voir faire ses premiers pas en échouant rendait le personnage attachant.

La deuxième moitié de la saison se concentre sur Ras’al gul faisant tout pour convaincre Oliver de devenir son remplaçant. Il y parvient (ou n’était-ce qu’une manigance ?!), Roy devant porter le chapeau d’être the Arrow pour disculper Oliver, et se faisant ensuite passer pour mort afin de commencer une nouvelle vie.

Puis à la fin Oliver et sa dulcinée Felicity s’en vont de Starling City pour finir leurs beaux-jours ensembles, Qu’ils croyaient.

Il est à noter que dès cette saison 3, les intrigues du fil rouge prendront la tendance à s’étirer ou se multiplier et que les épisodes du type du vilain de la semaine seront de plus en plus rares.

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Saison 4

La saison charnière de la fracture, qui aura définitivement fait partir certains fans, et en aura frustrés d’autres.

A ce titre je l’ai quand même apprécié, même si je lui reconnais un certain nombre de défauts. Et donc je n’ai pas un avis aussi tranché que bon nombre de fans.

Pour faire bref concernant l’histoire, qui au final est assez simpliste : Oliver est sorti de sa nouvelle vie et ramené à Star City (renommée en mémoire de Ray Palmer présumé disparu) pour aider Thea Diggle et Laurel à faire face à Damian Darhk un sorcier adepte de l magie et son armée de « ghosts ». Le tout sous une nouvelle identitée, et un nouveau costume qui avouons le est vraiment joli.

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La saison s’articule assez bizarrement. Dans un premier temps Sara est ramenée des morts via le puit de Lazar et Ray Palmer retrouve sa taille normale, de façon inavouée pour alles former l’équipe des Legends of Tomorrow, qui feront l’objet du crossover introduction. Ce crossover fait alors réapparaître un élément resté en suspens depuis la saison 2 soit le fils caché d’Oliver qui jouera un rôle important. Puis, les amourettes entre Oliver et Felicity, la course (avortée puis reprise) de Oliver vers la mairie, et les tentatives de la team Arrow pour stopper Darhk, aggrémentées de victoires, mais aussi d’échec cuisants, dont un qui coutera la vie à un membre de la team Arrow originale, soit Laurel Lance. Un autre concernera le frère de Diggle découvert en vie, mais qui au final sera perdu car passé à l’ennemi.

Pour faire un bilan, comme dit plus haut je n’ai pas un avis aussi sec que certains fans. Mais je trouve certains défauts apparents. Premièrement, commettre l’erreur d’introduire dès le début le méchant de la saison. Il fait ainsi aucun doute qu’il ne pourra être éliminé qu’à la fin, et qu’il faudra « meubler » le reste.

De plus, l’espace concédé à l’intrigue autour de Felicity et Oliver, selon moi a été trop important au point de limite nuire au rythme des épisodes. Enfin, et ceci est le plus surprenant, selon moi les chorégraphies de certains combats ont vraiment laissées à désirer, et je ne me l’explique pas.

Enfin, l’introduction de la magie n’a pas été très bien négociée, passant à certains moments comme je dirais presque un cheveu sur le soupe. A tel point que les Showrunner l’avoueront aussi à demi-mots en présentant la suivante.

Cette fin de saison se conclue alors de manière inverse, cette fois Felicity et Oliver restent dans la team, mais tous les autres partent.

Saison 5

La saison de la réconciliation pour beaucoup, ou d’un bon retour à l’esprit d’origine pour moi, et ce de l’aveu même des scénaristes. Pour l’histoire, Oliver est maire et seul sur le terrain. Il affronte de nouveaux malfrats « sur le marché du crime ». De plus son geste final contre Damian Darhk a inspiré bien des justiciers du dimanche à sortir de leur cachette. Puis, Felicity le persuade de réunir une nouvelle équipe, ce qu’il fait non sans arrière-pensée. Puis un mystérieux archer masqué arrive en vouant une haine féroce tant à Oliver qu’au Green Arrow, et tente de l’atteindre sur tous les fronts.

Concernant le bilan, le retour aux sources est apparent et ce dès la première scène. Cet épisode comme le deuxième et d’autre de la saison est réalisé par James Bamford, un ancien cascadeur, et cela se voit. Au revoir certaines cascades fades de la saison précédente, les coups pleuvent et ça fait mal.

La saison fait le bon choix de commencer assez tranquillement et ne pas introduire tout de suite le méchant, laissant place à la présentation de la nouvelle équipe, et notamment une nouvelle black canary. Puis, lors de la mi-saison on en apprend plus sur les origines de Prometheus, qui est donc le fils d’une personne abattue par Oliver lors de la saison 1 (quelle idée de génie pour le retour au source), agrémenté de flashbacks d’Oliver sans pitié avec son premier costume. Le plus drôle c’est la révélation de qui se cache sous le masque, complètement inattendu.

Un gros point fort de cette saison, est de voir à quel point cet être sans pouvoir particulier réussi à briser psychologiquement Oliver, notamment dans l’épisode 17, à mon goût un des plus sombres et réussis que la série ait eu à nous offrir. Car c’est cela qui me plait au final le plus dans ce genre, voir le héro encaisser les coups, être poussés dans ces derniers retranchement et savoir se relever après.

Le vilain est sans aucun problème au niveau de Slade Wilson, c’est dire sa qualité. De plus, il ne cherche pas bêtement à « tout détruire », mais veut vraiment briser Oliver pour se venger de son père. Et cela se voit quand il va jusqu’à s’en prendre à son fils qu’Oliver avait caché pour le protéger. Le final de saison, qui se finit sur un cliffhanger, est à ce titre un modèle du genre, sans conteste le meilleur épisode de la série, car il contenait tout ce que j’aime voir dans cette série depuis 6 ans. Bref, mission accomplie.

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Saison 6

Bilan incomplet, qui sera peut-être mis à jour après le final diffusé le 17 mai prochain. Concernant l’histoire :

Quelques mois après l’affrontement explosif avec Adrian Chase sur l’île de Lian Yu, Oliver jongle toujours entre ses responsabilités de maire et sa mission de justicier. Pour l’aider à protéger les habitants de Star City, son équipe reste soudée à ses côtés, même si tout le monde ne s’en est pas sorti indemne du cauchemar vécu sur Lian Yu. Une solidarité d’autant plus précieuse que leurs ennemis ne leur laissent pas de répit. Cayden James, le chef de Helix s’en prend désormais à l’équipe Arrow avec pour but de se venger du justicier en recrutant plusieurs mercenaires et connaissances d’Oliver dont Black Siren.

Concernant le bilan, je trouve que cette saison a osé avec certains choix. Par exemple le fait de donner temporairement le costume du Green Arrow à Diggle, de n’avoir temporairement pas un seul mais toute une équipe de méchants, d’avoir une team fractionnée en deux, de voir Oliver en tant que père. De plus, le twist concernant le véritable méchant a été bien amené. Alors qu’on pensait en effet qu’il s’agissait de Cayden James, il s’agit en fait de Ricardo Diaz aka the Dragon, alors qu’on le croyait sous homme de main, il a profité de Cayden pour prendre le contrôle de Star City et le tuer par un coup bas.

De plus, le retour de Laurel, avec un twist car celle de la terre-2 introduite dans the flash et l’incertitude concernant son camps.

Enfin, le type de méchant est différent. Ici il est plus insidieux, car non seulement c’est un criminel qui veut du mal à Oliver, mais en plus il a corrompu toutes les institutions de la ville en faisant au passage perdre à Oliver son rôle de maire, et en l’envoyant presque en prison à vie pour son rôle de vigilante.

On sent durant la saison qu’Arrow veut évoluer et devenir autre chose, ce qui est normal quand on pense qu’elle en est déjà à sa sixième saison et va entamer sa septième dès octobre prochain. Et d’après les propos des showrunners eux-mêmes, le dernier épisode de la saison le fera définitivement, ce qui y sera fait ne pourra pas être défait.

Que de bonnes choses en perspective.

J’en oubliais presque le crossover de cette année tout simplement excellent, qui met une belle dérouillée au film justice league. A titre exemplative en une scène on a 15 héros tous ensembles.

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Gabigab

Je vous présente notre nouveau Chroniqueur qui commence très fort, avec un très bon et long article. Il rejoint pour la 201ème chronique. La famille de Cinebook s’agrandi Faîtes lui bonne accueil. Je vous laisse avec une petite vidéo.

Jérémie Crow

Pour commander la série:Arrow – Saison 5
Arrow – Saisons 1 – 4

 

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